samedi 27 mai 2017

Good night Idaho

"Soit il avait vu un garçon qui ressemblait à Dewey, soit il avait imaginé voir un garçon qui lui ressemblait, ou alors, d'une certaine façon, (...), ou bien tout ceci n'était qu'un rêve compliqué et Dewey était en réalité devant lui, ici, à condition qu'il rouvrît les yeux, fermés à cet instant, mais continuant d'enregistrer une impression, à l'intérieur de la paupière, de Dewey traversant la rue ainsi qu'il l'avait vu depuis cette fenêtre précise."


Auteur : Keith Lee Morris
Titre VO :
Traducteur : Aude Gwendoline
Editeur : Calmann-Lévy
Genre : Fantastique
Date de parution : 19 octobre 2016
Nombre de pages : 456
Prix : 21,90 €
Prix au format Kindle : 15,99 €


Présentation de l'éditeur

La famille Addison – Julia et Tonio, leur fils de dix ans, Dewey, et l’oncle Robbie – traverse les États-Unis en voiture pour ramener Robbie d’une de ses nombreuses cures de désintoxication. Quand une violente tempête de neige les surprend à l’entrée de Good Night, ville perdue de l’Idaho, ils s’abritent au Repos Voyageurs. Dans cet hôtel, en son temps glorieux mais croulant aujourd’hui, les lois de la physique semblent ne pas s’appliquer.
À mesure que les heures passent, ils sont séparés les uns des autres et happés dans un monde où les rêves et les souvenirs se mélangent, et où les Addison se cherchent sans jamais se retrouver, comme si une force mystérieuse les en empêchait. Plus le temps passe, et plus ils s’effacent, au risque de rester prisonniers des limbes de Good Night pour toujours...
Entre histoire d’horreur, conte de fées et saga familiale, Keith Lee Morris nous entraîne au-delà du monde connu. Avec une écriture étourdissante et un superbe portrait de monde mystique, voici une réflexion détonante sur le pouvoir du souvenir et les liens familiaux.

Mon Avis

Merci à NetGalley et aux éditions Calmann-Lévy.

Avez-vous lu la citation en en-tête de la chronique ? C'est fait ? Vous avez mal au crâne ? J'en suis désolée. Mais oui, vous avez bien lu une (très) longue phrase issue de Good Night Idaho, et je ne vais pas vous rassurer en vous révélant que ce genre de phrases incompréhensibles... on en trouve à foison dans ce roman de 456 pages... 💤😴

Cette lecture était pourtant bien partie. A cause d'une tempête de neige, une famille s'arrête dans un hôtel digne d'un film d'horreur. Des éléments étranges étonnent le père de famille : le maître d'hôtel vêtu comme au XIXe siècle qui déclare que le séjour est gratuit, l'hôtel totalement vide, des bruits de réception ou de bal dans une salle déserte, une photo de l'hôtel incendié, etc. Mais devant l'étrange insistance de sa femme, le père de famille prend finalement plusieurs chambres... La nuit se passe plutôt bien, hormis l'oncle Robbie parti au bar d'en face faire la fête. Le lendemain, chacun en vient à se séparer et à basculer dans des mondes étranges...

L'idée de mondes étranges, parallèles, mystiques était plutôt sympathique. L'hôtel et ses bruits suspects suscitaient même un semblant de peur. Toutefois, plusieurs problèmes se posent.

Le premier, c'est le style. L'auteur est friand des très très longues phrases, ce qui n'est pas forcément un défaut. Mais ici, elles sont si longues qu'elles en deviennent soit incompréhensibles, soit trop lourdes ou inutiles.

"Seulement, sa perte de la notion du temps, en tout cas jusqu'ici, avait toujours fonctionné en sens inverse, à savoir que le nombre réel d'heures écoulées était toujours supérieur à ce que Dewey avait cru, et il serait vraiment très étrange maintenant que le temps fût moindre ; cela signifierait que son père n'était pas parti depuis si longtemps et que Dewey était toujours censé patienter dans le hall, sans oublier le fait qu'il n'avait pas trouvé le moyen de s'occuper au point de ne pas voir le temps passer comme d'habitude."

Le deuxième problème, c'est l'intrigue qui est désespérément lente. Les personnages sont isolés les uns des autres, ce qui commençait plutôt bien. Mais ils sont enfermés dans d'étranges mondes mystiques et une très longue introspection débute sur leurs vies, leurs relations par rapport aux uns et aux autres, etc. Il ne se passe rien d'intéressant...

Pour tout vous dire, j'étais rendue à la première partie et je m'ennuyais énormément. J'ai fait une chose que je ne fais jamais habituellement : je suis allée lire le début de la troisième partie, histoire de me motiver à continuer l'histoire...
Et telle ne fût pas mon immense déception lorsque j'ai compris qu'au début de la troisième partie, tous les personnages étaient toujours au même point... 🙈

J'ai alors survolé ma lecture, chose que je ne fais absolument jamais. A la fin, mon impression n'avait pas changé, malheureusement...

En bref, vous l'aurez compris, Good Night Idaho a été une déception pour moi. L'idée de départ était pourtant très bonne, l'allusion à Shining et à Alice aux pays des merveilles m'a donné envie de le lire. Mais le style trop lourd de l'auteur, l'extrême lenteur de l'intrigue et la dimension mystique qu'il a créée n'ont pas su me convaincre.
Dommage.



A bientôt pour une prochaine chronique ^^










vendredi 26 mai 2017

Cosmétique de l'ennemi

"L'ennemi est celui qui, de l'intérieur, détruit ce qui en vaut la peine. (...) Il est celui qui vous dégoûtera de vous-même. Il est celui qui, quand vous entreverrez le visage céleste d'une inconnue, vous révélera la mort
contenue en tant de beauté."

Auteur : Amélie Nothomb
Genre : Contemporain
Editeur : Le Livre de Poche
Première parution : 2001
Parution de la présente édition : 2003
Nombre de pages : 120
Prix : 5,30 €
Prix format Kindle : 5,99 €

Challenge Amélie Nothomb

Présentation de l'éditeur

"Sans le vouloir, j'avais commis le crime parfait : personne ne m'avait vu venir, à part la victime. La preuve, c'est que je suis toujours en liberté." C'est dans le hall d'un aéroport que tout a commencé. Il savait que ce serait lui. La victime parfaite. Le coupable désigné d'avance. Il lui a suffi de parler. Et d'attendre que le piège se referme. C'est dans le hall d'un aéroport que tout s'est terminé. De toute façon, le hasard n'existe pas.

Mon Avis


Petit livre, mais grande intensité. Je pense qu'une fois encore, cette phrase définit bien ce roman d'Amélie Nothomb. En 120 pages, avec de gros caractères, et en un dialogue, ce récit est d'une richesse particulière : humour sarcastique, réflexion sur les côtés les plus sombres de l'âme humaine, nourriture grasse, lecture, meurtres, viol... Bref, encore un roman foisonnant de la célèbre auteure belge !

Jérôme Angust attend son avion qui a été retardé. Il commence à lire lorsque un homme au nom étrange, Textor Texel, s'assoit à côté de lui et l'aborde. Ce dernier, en véritable parasite, ne cesse de lui parler (comme ceux qui vous "accrochent" dans la salle d'attente du médecin, vous voyez...). Cependant, de fil en aiguille, Textor en vient à lui avouer avoir commis plusieurs meurtres...

Le récit est assez déconcertant au début. On se demande qui est ce fameux Textor Texel, ce qu'il veut, ce qu'il attend de Jérôme. D'ailleurs, leur long dialogue est ponctué d'un humour sarcastique et délicieux, ce qui le rend très vivant.


"—     Comme je vous l’ai dit, mon nom est Texel. Textor Texel.

     Navré.

     Vous dites cela parce que mon nom est bizarre ?

     Je dis cela parce que je suis navré de vous rencontrer, monsieur.

     Il n’est pourtant pas si bizarre, mon nom. (…) Qu’en pensez-vous ?

     Rien. » (p.12)


Cet humour est quasiment omniprésent au cours du dialogue. C'est étonnant de voir que qu'il côtoie aisément des thèmes aussi durs que le meurtre et le viol. Le tout sans pathos, sans exagération. Nous sommes ici à un degré, au contraire, assez neutre, assez léger, comme si le côté burlesque de Textor surplombait le reste.

Au-delà du caractère humoristique, l'auteure aborde également plusieurs thèmes récurrents dans ses romans comme la relation du lecteur au texte, la nourriture, le gras, la folie. Cependant, dans Cosmétique de l'ennemi, il est davantage question de cet "ennemi" en nous, de ce côté obscur de notre personnalité qui nous pousse à devenir mauvais, à aller contre l'ordre moral établi.

Amélie Nothomb a une fois de plus, réussi à me surprendre. La fin est mémorable, explosive, intense. Elle nous amène à réfléchir sur cette part sombre de nous-même, cette limite à ne pas franchir, aux conséquences si nous la franchissons, sur la folie.

En bref, Cosmétique de l'ennemi explore avec sarcasme et brutalité la partie la plus sombre de l'âme humaine. Ce dialogue de 120 pages est intensément bien écrit, le style est puissant et efficace. La fin est magistrale, fracassante et inoubliable. C'est une joute verbale cruelle qui ne laisse pas indifférent. Il n'y a qu'Amélie Nothomb pour nous faire passer du rire à l'effroi en quelques mots. Avec elle, on ne sait jamais dans quelle direction on va. Mais on sait toujours que la chute sera terrible. Une vraie réussite, as usual.


A bientôt pour une prochaine chronique ^^











jeudi 25 mai 2017

Throwback Thursday livresque #31

Le Throwback Thursday livresque est un nouveau rendez-vous inspiré du "Throwback Thursday" d'Instagram, et créé par le blog BettieRose Books.
Le principe est simple : on partage chaque jeudi une lecture qui correspond à un thème donné.
Le récapitulatif des liens se trouve sur le blog de BettieRose Books.

Le thème de cette semaine est :


Une maman exceptionnelle
ou en devenir



J'ai passé en revue toutes mes lectures récentes, et j'ai compris que le choix pour ce thème allait être difficile : les figures maternelles dans mes lectures actuelles sont loin d'être positives... Possessives, énervantes, ultra-protectrices ou bien junkies, alcooliques ou folles (j'ai de bonnes lectures, moi ^^')... J'ai fini par trouver une maman qui porte beaucoup d'importance à sa famille, mais qui est tellement ambitieuse et têtue qu'elle se rapproche de la folie. Il s'agit de Neni dans...



Aux Etats-Unis et au Cameroun, en 2007.
Nous sommes à l'automne 2007 à New-York et Jende Jonga, un immigrant illégal d'origine camerounaise, est en passe de réaliser son rêve : après avoir été plongeur et chauffeur de taxi, il vient de décrocher un emploi de chauffeur pour Clark Edwards, riche banquier à la Lehman Brothers. Pour Jende, tout est désormais possible : il va pouvoir enfin offrir à Neni, son amoureuse, les études de pharmacienne dont elle rêve. Et surtout, pour les Jonga, le Graal est en vue : obtenir leur carte verte et devenir enfin des Américains.
Mais rien n'est simple au pays de l'American Dream. Entre Jende, loyal, discret, compétent, et son patron Clark, noyé dans le travail et les difficultés de la banque, se noue une vraie complicité. Les deux familles se rapprochent, mais si les Jonga sont soudés malgré l'épée de Damoclès de l'expulsion, les Edwards sont en proie à de nouveaux problèmes. Pour tous, l'interminable demande d'asile des Jonga et la menace d'éclatement de la bulle des subprimes vont remettre en question leurs certitudes...


Voici venir les rêveurs, de Imbolo Mbue, Belfond, 2016, 300 p., 22 €.


Neni est une femme ambitieuse. Elle rêve de l'Amérique, celle du "Prince de Bel-Air", où tout est possible. Mais elle et Jende, son mari, vont vite se rendre compte que rien n'est simple. Neni est une mère protectrice qui cherche la meilleure vie possible pour sa famille, qui va bientôt s'agrandir. Elle est également très proche des enfants des Edwards. Cependant, son ambition et sa grande détermination à rester en Amérique dévoilent chez elle un comportement instable : elle est vraiment prête à tout, quitte à sacrifier son couple... Neni est véritablement une figure maternelle intéressante.

Voici la conclusion de ma chronique : "Voici venir les rêveurs est un roman résolument actuel sur l'immigration, sur l'espoir d'une vie meilleure, sur l'ambition, sur le rêve, sur l'effort puis sur la désillusion. Jende pensait acheter une maison et une belle voiture, et surtout offrir une meilleure vie à sa femme et à son fils. Neni pensait que la vie américaine était semblable à celle du Prince de Bel-Air. Les Edwards se croyaient invulnérables. Des deux côtés, la réalité les rattrape tous. Elle leur fait comprendre une seule et unique chose : l'importance de la famille. La notion même du "chez soi". Il paraît que ce roman va être adapté au cinéma. J'ai hâte de le voir."

Ma chronique en intégralité, c'est ici !

J'espère que ce petit aperçu vous aura donné envie de découvrir ce roman remarquable.

Je vous souhaite de belles lectures.

A bientôt pour une prochaine chronique ^^









mercredi 24 mai 2017

[Test/Tag PKJ] #11 : les plus belles couvertures

Je ne résiste pas à l'appel de ce nouveau test/tag PKJ, les plus belles couvertures. Je me laisse très souvent séduire par une jolie couverture, celle qui va faire sensation sur mes étagères... Oui, je suis faible.

Pour participer à ce tag, rien de plus simple : il suffit de présenter un livre correspondant à chaque question. Dans la mesure du possible, essayez de ne pas répondre 2 fois avec le même livre !




1) Quel livre de votre bibliothèque a, selon vous, la plus belle couverture ?




2) Quel livre vous fait très envie à cause de sa belle couverture ?



3) Citer un livre dont la couverture française est, selon vous, plus belle que la couverture VO.




4) Citer un livre dont la couverture VO est, selon vous, plus belle que la couverture française.


Non pas que je ne trouve pas la couverture VF affreuse, loin de là, mais je préfère les couleurs bleutées de la couverture VO...


5) Citer un livre dont la couverture reflète parfaitement le roman.


Un couple amoureux fou, qui semble contempler la même direction, celle de l'océan. Cette couverture reflète complètement l'intrigue de ce beau roman.


6) Citer un roman dont la belle couverture n'a aucun rapport avec l'histoire.


Cette couverture aux couleurs printanières n'a pas un rapport direct avec l'intrigue. Cependant, c'est une très belle couverture et une jolie histoire.


7) Citer un livre avec une belle couverture minimaliste.


On ne peut pas faire plus minimaliste ^^
La couverture n'est pas spécifiquement belle, mais je trouve qu'elle reflète bien l'intrigue, sombre et à la fois brute, de La Route.


8) Citer un livre avec une belle couverture qui a plein de détails.


Elle est magnifique !


9) Citer un livre avec une belle couverture qui fait apparaître au moins un visage.


Excellente romance YA !


10) Citer un livre avec une belle couverture qui est majoritairement de votre couleur préférée.



11) Citer un livre avec une belle couverture dont le visuel est un dessin.



Voilà pour ce test/tag ! Comme d'habitude, c'est toujours aussi amusant d'y répondre. Merci Marie !
N'hésitez pas à le reprendre ou à laisser vos réponses en commentaire !

Je vous souhaite de très belles lectures.

A bientôt pour une prochaine chronique ^^




mardi 23 mai 2017

Top Ten Tuesday #17

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon un thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a été initialement créé par The Broke and the Bookish et repris en français par Frogzine. Le récapitulatif des liens se trouve sur son blog.

Le thème d'aujourd'hui est :


Dix livres à offrir
pour la Fête des Mères


Oui, j'ai encore triché. Le thème d'aujourd'hui, "les 10 auteurs que vous trouvez bons pour écrire dans plusieurs genres littéraires", est intéressant mais je ne connais pas assez d'auteurs pour faire une liste complète.
Puis, après tout, peut-être que cette petite sélection pour la Fête des Mères vous donnera quelques idées pour dimanche 😉





1. La Fille de Brooklyn, de Guillaume Musso (Pocket)

Une valeur sûre.
Une intrigue entraînante, une lecture addictive, des personnages forts, des rebondissements, du suspense. Bref, une vraie réussite.
Je n'ai pas lu le nouveau Musso, Un Appartement à Paris, mais il me fait furieusement envie, tant il recueille de très bons avis.








2. La Voix des vagues, de Jackie Copleton (Les Escales)

L'un de mes coups de cœur de 2016.
Un roman historique exceptionnel, extrêmement bien écrit, qui retrace le destin d'une famille japonaise pendant la Seconde Guerre Mondiale. Un bijou, une merveille.







3. Iris Grace, d'Arabella Carter-Jonhson (Presses de la Cité)

La petite fille qui s'ouvrit au monde grâce à un chat.
Iris Grace est différente. Depuis sa naissance, enfermée dans son monde, elle ne s'exprime qu'avec ses pinceaux. Jusqu'au jour où un chaton ntre dans sa vie... Aujourd'hui, cette petite fille autiste communique. Son talent artistique est impressionnant. Son histoire a conquis le monde entier.

Je ne l'ai pas encore lu (mais ça ne saurait tarder ^^). Cependant, je peux vous dire que l'objet-livre est magnifique : des photos touchantes d'Iris et de son chaton, des tableaux incroyables et fabuleux... Un très beau cadeau.


4. Good Morning, Midnight, de Lily Brooks-Dalton (Presses de la Cité)

Un roman magnifique, au style enchanteur. Les personnages sont bien définis, les descriptions sont maîtrisées, le ton est doux et délicat. Une invitation au voyage, à l'ailleurs, au cœur de l'Arctique et de l'espace.







5. Nuit, de Bernard Minier (XO Editions)

Votre maman est une inconditionnelle de Bernard Minier ? Alors, pas le choix, offrez-lui Nuit !
Un thriller exaltant, une épopée époustouflante sur la recherche d'un grand criminel et d'un enfant en danger. Des personnages complexes et troublants, un suspense maîtrisé, un décor angoissant, une atmosphère sombre, de l'action, des rebondissements, une fin stupéfiante. Une vraie réussite.




6. Le plus bel endroit du monde est ici, de Francesc Miralles et Care Santos (Pocket)

Un roman court mais dense par ses symboles et ses formules positives. Il est comme une parenthèse hors du temps, qui nous permet, à travers Iris, de nous poser les bonnes questions. L'univers à la fois magique, musical et philosophique est charmant à souhait. Ce roman se déguste comme un bon chocolat chaud. Il nous réchauffe le cœur.









7. Une Famille explosive, de Yan Ge (Presses de la Cité)

Un roman désopilant à souhait, à la lecture addictive. On savoure page par page les péripéties de ce père de famille tour à tour ridiculisé, insulté par sa mère, rabaissé par son frère, dans un ton résolument moderne et humoristique. Avec ironie et dérision, l'auteure dresse le portrait d'une famille chinoise totalement déjantée, entre tradition et modernité. Une agréable surprise et une très belle découverte.





8. Le Goût de vivre, de Steven Uhly (Presses de la Cité)

Un excellent roman feel good, très touchant, agréable à lire. Ce lien d'amour entre un homme "en voie de clochardisation" et un bébé est émouvant. Ce qui m'a le plus touchée, ce sont les profonds regards échangés entre ces deux personnages. Ce livre est une ode à l'amour et à l'amitié, alliant humour, émotion et réflexion sur le bonheur, sur l'ouverture aux autres, sur la capacité d'avancer dans la vie. Une jolie histoire.




9. La Ballade de l'enfant-gris, de Baptiste Beaulieu (Mazarine)

Un roman à la fois drôle, tendre, triste et empreint de poésie. Baptiste Beaulieu, qui est aussi médecin, a une plume malicieuse, pleine d'humour et d'humanité. Une belle histoire, celle d'une femme et d'un enfant, que je ne peux que vous conseiller.







10. Sous la même étoile, de Dorit Rabinyan (Les Escales)

Une très belle histoire d'amour passionné, mais fragile, entre deux âmes sœurs que tout oppose. Ce livre est clairement une autre manière de considérer le conflit israélo-palestinien : l'amour est ici mis en avant, plus encore, l'auteure nous montre que l'amour est sans limite.








J'espère que cette petite sélection vous aura donné des idées pour la Fête des Mères ^^


Je vous souhaite de très belles lectures.

A bientôt pour une prochaine chronique ^^