mardi 29 novembre 2016

Marie des Adrets

"Parée de ses seize ans, brune jusqu'au fond des yeux, Marie aimait à rêver, sans doute comme on songe à son âge, le cœur tourné vers des destinations qui n'appartiennent qu'aux jeunes filles, près de cette source luisante sous le soleil, née au fond de son jardin."


Auteur : Antonin Malroux
Edition : Calmann-Lévy
Collection : France de toujours et d'aujourd'hui
Genre : Terroir / Historique
Date de parution : 24 août 2016
Nombre de pages : 352
Prix : 19,50 €
Prix Kindle : 13,99 €

Rentrée littéraire 2016


4e de couverture

1906, dans le Cantal. Marie vit auprès de ses parents dans un hameau non loin d’Aurillac. Elle est d’une rare beauté, ce qui lui vaut d’être courtisée par tous les garçons des environs. Les fils des gros fermiers voisins, chez qui ses parents travaillent comme domestiques, ne sont pas les moins pressants. Mais Marie croit au grand amour et repousse fermement ses prétendants au risque de susciter de violents ressentiments. Un jour, quelqu’un l’enferme dans une grange et y met le feu. La jeune fille survit à l’incendie mais est défigurée. Qui est le coupable ? Avec un courage qui force l’admiration, Marie tente de reconstruire sa vie brisée jusqu’au jour où elle a l’occasion de se venger…

Mon Avis

Je ne lis jamais de roman "rural" mais ce livre-là, sorti lors de la rentrée littéraire, m'a attirée. Cette couverture aux couleurs automnales et le thème de la vengeance m'ont en effet donné envie de solliciter ce livre.
Je remercie NetGalley et les éditions Calmann-Lévy pour cette lecture.

En 1906, dans le Cantal, Marie a seize ans et vit modestement avec ses parents, aimants et attentionnés. Fille de domestique, elle apprend le métier de vannier auprès de son père. Elle en fait un petit commerce et vend ses paniers en osier sur les marchés. Cependant, de part sa beauté, Marie attire les regards des hommes et attise les jalousies. Un jour, quelqu'un tente de la brûler vive dans une grange. Sauvée in extremis grâce notamment à l'eau de la fontaine située à proximité de chez elle, Marie reste néanmoins brûlée et défigurée. A l'hospice, là où elle est soignée, elle a une révélation : elle veut aider et soigner les autres.

D'abord, il ne faut pas vous fier au thème de la vengeance, qui n'est pas le thème principal de ce roman. En effet, on se rend compte que l'affaire de la grange se résout très rapidement : Marie a reconnu le coupable... En réalité, ce passage n'est que le point de départ de l'histoire, l'élément déclencheur, le moment où la vie de Marie bascule. Finalement, ce roman relate le destin de Marie, avec ses épreuves qui se succèdent et se dénouent (un peu trop ?) facilement...

Il n'est pas question que du Cantal dans cette histoire. En effet, Marie, après le drame qu'elle a vécu, se découvre une vocation : elle veut devenir infirmière. Apparaissent alors beaucoup de sujets intéressants, notamment du point de vue historique : les progrès de la médecine au début du XXe siècle, la première guerre mondiale (notamment la bataille de Verdun) et plus généralement, la réalisation de ses rêves. En effet, Marie veut devenir infirmière alors qu'elle était destinée, comme toutes les autres filles de sa région et de sa condition, à travailler dans les fermes. C'est comme une revanche sur la vie pour Marie.

Enfin, le style d'Antonin Malroux est assez particulier car on y perçoit des "accents" de conte, une écriture à l'ancienne, mais qui reste accessible. J'ai trouvé ma lecture plaisante et agréable, au point d'avoir du mal à lâcher le livre...

En conclusion, Marie des Adrets est un roman rural et historique plaisant, qui relate le destin incroyable d'une jeune femme forte et courageuse. Même si les péripéties qu'elle rencontre se résolvent un peu trop rapidement à mon goût, je ne me suis pas ennuyée une seconde. De plus, l'aspect historique est très intéressant dans ce livre, puisqu'avec Marie, on (re)découvre les conditions très difficiles des médecins et des infirmières au front pendant la bataille de Verdun. En plus, on y découvre ici une belle région, le Cantal. Bref, ce 22e roman d'Antonin Malroux est une réussite dans son genre.

Ma note : 15/20

A bientôt pour une prochaine chronique ^^





4 commentaires:

  1. C'est le genre d'ouvrage que j'aime lire en hiver....mais à petite dose. Mais ces romans bénéficient d'un large public, je le vois dans les salons du livre.

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    1. Il est en effet parfait pour les soirées d'hiver.
      Oui, il a beaucoup de succès ! C'est son 22e roman il me semble, ça doit bien marcher. C'était une lecture agréable.

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  2. Le résumé me tente bien, surtout que j'aime beaucoup les romans historiques ! Je note :)

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    1. Ce roman se lit facilement, j'ai passé un bon moment :)

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