dimanche 23 juillet 2017

In My Mailbox #39

In My Mailbox est un rendez-vous hebdomadaire qui a été mis en place par Kristi du blog The Story Siren et inspiré par Alea du blog Pop Culture Junkie. C'est un moyen de partager les livres reçus chaque semaine dans notre boîte aux lettres ainsi que les livres achetés ou empruntés à la bibliothèque. C'est le blog Lire ou Mourir qui s'occupe de la gestion du IMM français.


Un achat d'occasion



Béa, Chris et leurs deux rejetons de presque vingt ans sont charmants, sportifs, talentueux et, surtout, ils forment une équipe complice.
Voilà une famille qui a le bon goût dans le sang, chérit les matières nobles, les fruits du marché, le poisson jeté du chalutier, la tape amicale dans le dos des braves. Voilà une team unie qui porte haut les valeurs d'authenticité, d'équité, d'optimisme. Les Moreau – c'est leur nom – ne perdent pas une miette de leur existence. Ils sont insupportablement vivants.
Et comme le veut l'adage, les chiens ne font pas des chats : Marion et Bastien sont les dignes héritiers de leurs parents. Ils ne les décevront pas.
Pour l'heure, tous les quatre se sont réfugiés le temps du pont du 14 Juillet sur une île de Bretagne. Un coin de paradis si prisé qu'il est impossible d'y séjourner sans passe-droit. Mais, même l'espace d'un week-end, impossible n'est pas Moreau.
Seulement, quand au retour d'une balade Béa, Chris et Bastien trouvent la maison vide, la parenthèse enchantée prend soudain l'allure d'un huis clos angoissant. La petite île, devenue terrain boueux d'une battue sous la pluie pour retrouver Marion, va révéler un autre visage : celui d'une étendue de terre entourée d'eau où vit une poignée d'individus soudés comme des frères et aguerris aux tempêtes.

Embruns, de Louise Mey, Fleuve Editions, 2017, 336 p., 18,90 €.



Je vous souhaite un très bon dimanche et de belles lectures.

A demain ^^






vendredi 21 juillet 2017

Premières lignes #01


Je me lance aujourd'hui dans un tout nouveau rendez-vous hebdomadaire, qui aura lieu tous les vendredis.
Ce rendez-vous a été créé par Ma Lecturothèque.

Le principe est simple : il s’agit de présenter chaque semaine l’incipit d’un roman.

Ce rendez-vous est très intéressant car il nous permet de découvrir en quelques lignes un style, un langage, un univers, une atmosphère.

Comme l'affirme si bien le blog Ma Lecturothèque : "Quand on ouvre un roman, les premières lignes sont importantes, car elles nous en disent beaucoup sur ce que nous allons lire : est-ce un récit à la première ou à la troisième personne ? L’histoire nous est-elle racontée au passé ou au présent ? Le chapitre est-il un numéro, un titre, ou encore le nom d’un personnage, et dans ce cas il y a de fortes chances pour que nous suivions un autre protagoniste au cours du prochain chapitre ? Sommes-nous directement plongés dans l’action ? Quel est le langage utilisé ? Etc.
Ces premières lignes nous disent beaucoup de choses."

On choisit le livre que l'on veut : un coup de cœur, une lecture actuelle, un livre de sa PAL, un emprunt à la bibliothèque...

Aujourd'hui, je vous présente l'incipit d'un gros coup de cœur de cette année.




"Quatre fois j'ai été trahi - deux fois par des femmes, une fois par le meilleur ami qu'un homme puisse désirer, et finalement par une nation. Et peut-être, à vrai dire, me suis-je trahi moi-même. Alors ça fait cinq.
Mais malgré tout, malgré tout ce qui s'est passé à l'époque, et tout ce qui se passe maintenant, ça a tout de même été magique.
Absolument magique.
Je m'en souviens avec une clarté et une simplicité qui même moi me surprennent. Les noms, les visages, les sons, les odeurs.
Tout.
Ca semble bizarre de se rappeler les choses avec une telle netteté, mais bon, ça tient peut-être à ma situation présente.
Mettez un homme face à la fin de sa vie, placez-le dans un endroit comme le couloir de la mort, et peut-être que Dieu lui accordera une petite grâce.
La grâce du souvenir.
Comme si le Tout-Puissant disait :
Bon, fils, tu t'es foutu dans un sacré merdier...
T'en as plus pour longtemps, c'est un fait...
Regarde bien tout ce qui s'est passé, et essaie de comprendre par toi-même comment t'en es arrivé là...
Fais-le maintenant, fils, fais-le et tire un sens de tout ça avant de devoir en répondre devant moi...
Peut-être.
Peut-être pas."



Je vous souhaite de belles lectures.

A bientôt ^^



jeudi 20 juillet 2017

Throwback Thursday livresque #38

Le Throwback Thursday livresque est un nouveau rendez-vous inspiré du "Throwback Thursday" d'Instagram, et créé par le blog BettieRose Books.
Le principe est simple : on partage chaque jeudi une lecture qui correspond à un thème donné.
Le récapitulatif des liens se trouve sur le blog de BettieRose Books.

Le thème de cette semaine est :

Tatouage



J'ai parcouru de long en large la liste des livres que j'ai lus et qui sont répertoriés sur mon compte Livraddict. J'ai fouillé dans ma mémoire (de poisson rouge en ce moment :/ ) et les seuls personnages tatoués dont je me souvienne sont au nombre de... 2. Le premier est un sociopathe sorti tout droit de l'Amérique profonde de Nitro Mountain, un roman de la rentrée littéraire 2017. Le deuxième est plus intéressant je trouve, puisqu'il s'agit d'une jeune femme Japonaise têtue mais qui possède un côté sensible. Il s'agit de...

Kaoru dans...


Après Les Délices de Tokyo, porté à l'écran par Naomi Kawase, Durian Sukegawa signe un second roman tout aussi poétique, lumineux et original. Le jeune Ryôsuke manque de confiance en lui, un mal-être qui puise son origine dans la mort prématurée de son père. Après une tentative de suicide, il part sur ses traces et s'installe sur l'île où celui-ci a passé ses dernières années. Une île réputée pour ses chèvres sauvages où il va tenter de réaliser le rêve paternel : confectionner du fromage. Mais son projet se heurte aux tabous locaux et suscite la colère des habitants de l'île... Jusqu'où sommes-nous prêts à aller pour réaliser nos désirs ? A travers les épreuves de Ryôsuke, Durian Sukegawa évoque la difficulté à trouver sa voie, soulignant le prix de la vie, humaine comme animale.

Le Rêve de Ryôsuke, de Durian Sukegawa, Albin Michel, 2017, 320 p., 19,50 €



Ce n'est pas un personnage central de l'histoire, mais elle a le mérite de se faire remarquer. Kaoru est une jeune femme tatouée, percée, qui participe activement aux travaux de terrassement de l'île, au même titre que ses collègues hommes, Ryôsuke et Tachikawa. J'ai adoré ce personnage, qui n'a pas la langue dans sa poche. Elle ne se laisse pas déstabiliser face aux remarques désobligeantes des habitants de l'île, hostiles aux étrangers et à ceux qui ne respectent pas les traditions ancestrales...

Voici la conclusion de ma chronique (très récente... elle date d'hier !) : "Le Rêve de Ryôsuke est un roman plein de poésie, de philosophie, de lumière et d'espoir. J'ai adoré le personnage tourmenté de Ryôsuke : j'ai été touchée par sa douleur et son sentiment de culpabilité. Puis, il y a cette évocation de la nature et ce respect de l'animal (élevé au rang même de personnage) traités avec tendresse et poésie. Même si le rythme au début du livre est un peu lent, l'auteur a su m'embarquer dans cette jolie histoire, à la fois mélancolique et lumineuse."



A bientôt pour une prochaine chronique ^^







mercredi 19 juillet 2017

Le Rêve de Ryôsuke

"Le soleil descendait déjà dans le ciel.
La mer et le vent se fondaient dans une lumière dorée.
Ryôsuke continua à courir.
Il s'arrêta à l'entrée du premier virage, où il s'assit sur une pierre.
Le souffle court, il contempla le paysage étincelant sous ses yeux.
La mer des îles du sud était flamboyante.
Chaque vague rutilait. Derrière le flot de lumière apparaissaient des images de son enfance."


Auteur : Durian Sukegawa
Titre VO : Pinza no shima ("l'Ile aux chèvres")
Traductrice : Myriam Dartois-Ako
Editeur : Albin Michel
Genre : Contemporain
Date de parution : 03 mai 2017
Nombre de pages : 320
Prix : 19,50 €
Prix format Kindle : 13,99 €


Présentation de l'éditeur

Après Les Délices de Tokyo, porté à l'écran par Naomi Kawase, Durian Sukegawa signe un second roman tout aussi poétique, lumineux et original. Le jeune Ryôsuke manque de confiance en lui, un mal-être qui puise son origine dans la mort prématurée de son père. Après une tentative de suicide, il part sur ses traces et s'installe sur l'île où celui-ci a passé ses dernières années. Une île réputée pour ses chèvres sauvages où il va tenter de réaliser le rêve paternel : confectionner du fromage. Mais son projet se heurte aux tabous locaux et suscite la colère des habitants de l'île... Jusqu'où sommes-nous prêts à aller pour réaliser nos désirs ? A travers les épreuves de Ryôsuke, Durian Sukegawa évoque la difficulté à trouver sa voie, soulignant le prix de la vie, humaine comme animale.



Mon Avis


Savez-vous que Durian Sukegawa est avant tout un artiste avant d'être scénariste et écrivain ? Poète, diplômé de philosophie et de pâtisserie, et même clown, cet homme est atypique ! Fondateur de la Société des poètes qui hurlent, il allie des performances entre lectures de poèmes et musique punk... J'aurais adoré voir ça, pas vous ? Assurément, Durian Sukegawa est un artiste à part entière. J'ai choisi de lire Le Rêve de Ryôsuke avant Les Délices de Tôkyô, qui attend sagement dans ma PAL.

Ryôsuke, 28 ans, ancien cuisinier mal dans sa peau, se retrouve à travailler sur une petite île au large du Japon, Aburi. Il y rencontre Tachikawa, jeune homme extraverti qui n'a pas la langue dans sa poche, et Koaru, jeune femme têtue et sensible. Le caractère effacé de Ryôsuke tranche beaucoup avec les personnalités fortes de ses deux amis. Ils se heurtent tous les trois aux habitants de l'île, qui n'apprécient ni les étrangers, ni les gens de la métropole, ni qu'on perturbe leurs traditions. Cependant, Ryôsuke est sur cette île pour une bonne raison : il veut retrouver le meilleur ami de son père, qui s'est suicidé. Puis, il veut réaliser son rêve : confectionner du fromage de chèvre. Réussir là où son père et son meilleur ami ont échoué. Mais ce rêve n'est, semble-t-il, pas compatible avec les traditions ancestrales de l'île...

J'ai tout d'abord été touchée par le personnage sensible de Ryôsuke, traumatisé par le suicide inexpliqué de son père. Peu loquace, effacé, il dissimule en lui une grande souffrance. Il suit inlassablement les pas de son père, en voulant réussir là où ce dernier a échoué. Ce personnage est véritablement attachant.


"Tendances suicidaires. Ces pulsions, il les avait déjà à l'adolescence. Il évitait donc tout ce qui pouvait le déstabiliser. Il simulait l'indifférence à la douleur et à la morosité, survivait en dressant des barrières invisibles entre les autres et lui. Précisément parce qu'il avait envie de disparaître, il faisait mine d'être insaisissable. C'était la technique qu'il avait fini par adopter pour parvenir à vivre."

La recherche du meilleur ami de son père est déterminante pour Ryôsuke : ce sera une manière pour lui de se construire, d'avancer et de réaliser son rêve.

Ensuite, il y a ce retour aux choses simples, à la nature, ce respect de l'animal, prônés par l'auteur avec poésie. J'ai absolument adoré ces passages emplis de douceur et de délicatesse.


"Il effleura le tronc de l'arbre géant devant lui, le vert profond de la mousse gorgée d'humidité. Par endroits, l'écorce du banian pointait, pareille à de la peau d'éléphant fossilisée. Il laissa courir ses doigts dessus pour lui transmettre l'émotion qui l'étreignait au plus profond de lui, le mélange de respect et de gratitude qui jaillissait de son cœur."


En pointant du doigt la rigidité de certaines traditions ancestrales, ce roman se veut résolument moderne. Il fait écho à tout le monde, en soulignant la difficulté à trouver sa voie et sa place. Un sujet qui nous concerne tous. Il évoque avec poésie et philosophie la nécessité de croire en nos rêves.

En bref, Le Rêve de Ryôsuke est un roman plein de poésie, de philosophie, de lumière et d'espoir. J'ai adoré le personnage tourmenté de Ryôsuke : j'ai été touchée par sa douleur et son sentiment de culpabilité. Puis, il y a cette évocation de la nature et ce respect de l'animal (élevé au rang même de personnage) traités avec tendresse et poésie. Même si le rythme au début du livre est un peu lent, l'auteur a su m'embarquer dans cette jolie histoire, à la fois mélancolique et lumineuse.


Un grand merci aux éditions Albin Michel !

A bientôt pour une prochaine chronique ^^





mardi 18 juillet 2017

Top Ten Tuesday #21

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon un thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a été initialement créé par The Broke and the Bookish et repris en français par Frogzine. Le récapitulatif des liens se trouve sur son blog.

Le thème d'aujourd'hui est :


Mes 10 lectures de l'été



Oups. J'ai encore triché. La bonne excuse : mes seuls marque-pages préférés sont ceux que ma copinaute Gabyelle m'a offerts ^^. J'ai donc choisi de vous parler de mes prochaines lectures que je lirai à l'abri de la chaleur :) J'espère tous les lire, mais je crains que ce ne soit pas possible avec tous les livres de la rentrée littéraire qu'il me reste à découvrir... Peu importe, peut-être que ma petite sélection vous donnera des idées pour passer de bons moments sous le parasol !


1. La Librairie de l'île, de Gabrielle Zevin (Pocket)


A.J. Fikry a l'un des plus beaux métiers du monde : il est libraire sur une petite île du Massachusetts. Mais il traverse une mauvaise passe. Il a perdu sa femme, son commerce enregistre ses pires résultats depuis sa création et il vient de se faire dérober une édition originale et précieuse. A.J. s'isole au milieu des livres jusqu'au soir où il découvre un couffin devant sa librairie. Un bébé que sa mère a abandonné là avec un mot : "Je tiens à ce qu'elle grandisse entourée de livres et de gens pour lesquels la lecture compte. " Réticent au premier abord face à l'ampleur de cette mission, le libraire tombe rapidement sous le charme du nourrisson et entrevoit avec lui la possibilité d'un nouveau bonheur.
Et si la vie valait bien qu'on lui accorde une seconde chance ?



2. Un Merci de trop, de Carène Ponte (Pocket)


Sage et obéissante depuis le jour de sa naissance, Juliette a tour à tour été un bébé facile, une enfant modèle, une adolescente sans problèmes et une jeune fille rangée. À presque 30 ans, habituée à dire docilement oui à tout et effacée jusqu'à la transparence, elle ronronne dans la chaleur rassurante d'une vie sans remous d'assistante de gestion. Jusqu'à ce " merci " de trop, seule réponse qu'elle parvient à bafouiller après une énième humiliation professionnelle. Ouvrant brusquement les yeux sur le désert de son existence, Juliette décide de démissionner et d'enfin vivre ses rêves, au risque du désordre.
Et du désordre, il va y en avoir beaucoup...



3. Dernier été à Tôkyô, de Cecilia Vinesse (PKJ)


Sept jours pour s'aimer
6 jours,
19 heures,
24 minutes...
Pour Sophia, le compte à rebours a commencé !
Sophia, 17 ans, a une semaine pour dire au revoir à Tokyo et à son groupe d'amis expatriés. Mais ses adieux sont gâchés par le retour surprise de Jamie, avec qui elle a toujours eu une relation compliquée. Alors que tout s'écroule autour d'elle, Jamie se révèle pourtant le seul sur qui elle peut compter. Peut-être n'est-ce pas trop tard pour leur histoire ? Mais que peut-on construire, lorsqu'on n'a que sept petits jours ?


4. Dalva, de Jim Harrison (10/18)


Pour reprendre le contrôle de sa vie, Dalva s'installe dans le ranch familial du Nebraska et se souvient : l'amour de Duane, les deuils, l'arrachement à ce fils nouveau-né qu'elle cherche obstinément. Meurtrie mais debout, elle découvre l'histoire de sa famille liée à celle du peuple sioux et d'une Amérique violente. Chef-d'œuvre humaniste, Dalva est un hymne à la vie.

Dalva fait partie de la lecture commune juillet/août du Picabo River Book Club, spécialisé dans la littérature nord-américaine. Venez nous rejoindre si ça vous dit !




5. L'Amie prodigieuse, tome 1, de Elena Ferrante (Folio)


«Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout : et nous grandissions avec l'obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile.» Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien qu’elles soient douées pour les études, ce n’est pas la voie qui leur est promise. Lila abandonne l’école pour travailler dans l’échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s’éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition. Formidable voyage dans l’Italie du boom économique, L’amie prodigieuse est le portrait de deux héroïnes inoubliables qu’Elena Ferrante traque avec passion et tendresse.


6. Je suis ton soleil, de Marie Pavlenko (Flammarion Jeunesse)


Déborah entame son année de terminale sans une paire de chaussures, rapport à Isidore le chien-clochard qui dévore toutes les siennes et seulement les siennes. Mais ce n'est pas le pire, non. Le pire, c'est sa mère qui se fane, et la découverte de son père, au café, en train d'embrasser une inconnue aux longs cheveux bouclés. Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l'aide, des amis, du courage et beaucoup d'humour à Déborah pour percer les nuages, comme un soleil.







7. No Home, de Yaa Gyasi (Calmann-Lévy)


XVIIIe siècle, au plus fort de la traite des esclaves. Effia et Esi naissent de la même mère, dans deux villages rivaux du Ghana. La sublime Effi a est mariée de force à un Anglais, le capitaine du Fort de Cape Coast. Leur chambre surplombe les cachots où sont enfermés les captifs qui deviendront esclaves une fois l’océan traversé. Effi a ignore que sa soeur Esi y est emprisonnée, avant d’être expédiée en Amérique où des champs de coton jusqu’à Harlem, ses enfants et petits- enfants seront inlassablement jugés pour la couleur de leur peau. La descendance
d’Effia, métissée et éduquée, connaît une autre forme de souffrance : perpétuer sur place le commerce triangulaire familial puis survivre dans un pays meurtri pour des générations.


8. Bénis soient les enfants et les bêtes, de Glendon Swarthout (Gallmeister)


Ils sont six adolescents à s’être rencontrés dans ce camp de vacances en plein coeur de l’Arizona. Leurs riches parents ne savaient pas quoi faire d’eux cet été-là, et ils ont décidé d’endurcir leurs rejetons en les envoyant au grand air pour qu’ils deviennent de “vrais cow-boys”. Au sein du camp, ces enfants se sont trouvés, unis par le fait que personne ne voulait rien avoir à faire avec eux. Cette nuit-là, alors que tout le monde est endormi, ils ont une mission à accomplir, un acte de bravoure qui prouvera au monde entier qu’ils valent quelque chose. Et ils iront jusqu’au bout de leur projet, quel que soit le prix à payer.




9. Le Temps est assassin, de Michel Bussi (Pocket)


Été 1989. La Corse, presqu'île de la Revellata, entre mer et montagne. Sur cette route de corniche, au-dessus d'un ravin de vingt mètres, une voiture roule trop vite et bascule dans le vide. Une seule survivante : Clotilde, quinze ans. Ses parents et son frère n'ont pas eu la même chance.
Été 2016. Clotilde revient pour la première fois sur les lieux du drame, accompagnée de son mari et de sa fille adolescente. Elle veut profiter de ces vacances pour exorciser le passé. C'est au camping dans lequel elle a vécu son dernier été avec ses parents que l'attend une lettre... de sa mère.
Vivante ?



10. Les Délices de Tôkyô, de Durian Sukegawa (Albin Michel)


« Écouter la voix des haricots » : tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges qui accompagne les dorayaki, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d'embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu'elle lui a fait partager.
Magnifiquement adapté à l'écran par la cinéaste Naomi Kawase, primée à Cannes, le roman de Durian Sukegawa est une ode à la cuisine et à la vie. Poignant, poétique, sensuel : un régal.



J'espère que ce top 10 vous aura aidé à choisir vos lectures d'été !

Je vous souhaite de très belles lectures.

A bientôt pour une prochaine chronique ^^